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mardi 3 janvier 2017

Bonne Année 2017 !

 
Bonne Année
  Happy New Year 2017

La semaine prochaine mes cours de Communication des Sciences reprendront pour les doctorants à l'Université de Nantes. 

New courses for PhD students will start next week at University of Nantes. I am looking forward to meeting you there!
Best wishes, Gabriele 

lundi 23 février 2015

Bien communiquer dans les programmes de recherches Horizon 2020

La Commission européenne a publié un guide de communication pour les projets de recherche et d'innovation Horizon 2020. 

Ce guide se présente un peu comme une boîte à outils avec quatre compartiments :

  • Pourquoi communiquer ?
  • Des exemples de communication réussie
  • Liste des questions à se poser pour mettre en place une bonne stratégie de communication
  • Liste des sites et publications en ligne pour aller plus loin et même publier des actualités de son projet ...

Tout ceci est bien en ligne avec tout ce que nous avons vu dans la formation "Science Communication - Tell me your Science !"au Collège doctoral de l'Université de Nantes.

Allez-voir ce guide et appliquez, en petites doses, tout ce que vous avez appris. C'est un processus à faire durer toute votre carrière de chercheur !

Guide d'éthique pour la recherche scientifique du CNRS

apple science par Hiking Artist
L'éthique en sciences. Voici le lien vers le guide du comité d'ethique CNRS

"Promouvoir une recherche integre et responsable", avec un avant-propos par Michèle Leduc, Présidente du Comité d'éthique du CNRS.

Si vous voulez, nous pouvons reparler de cette thématique dans le cours "How to Write and Publish your Paper".







Au plaisir de lire vos questions et commentaires sur ce blog !

dimanche 7 septembre 2014

Quel avenir pour le journalisme scientifique ?


Qu'attendez-vous d'un journaliste scientifique aujourd'hui ?



Une discussion ouverte ! 

Laissez svp un commentaire ou envoyez un mail !














Voici le lien vers la discussion que j'ai lancé dans le groupe "Communication et Culture scientifique" de Linkedin (37 commentaires).
https://www.linkedin.com/groupItem?view=&gid=134171&type=member&item=5914289444583677955&trk=groups_items_see_more-0-b-ttl

mercredi 25 juin 2014

Amorphophallus titanum, le « phallus de titan » au jardin botanique de Nantes

Amorphophallus titanum au jardin botanique de Nantes © Gabriele Hess-Fernandez
La plus grande fleur du monde - quand va-t-elle éclore ? 

A Nantes, votre nez pourra peut-être vous l'indiquer. Pourquoi ? La floraison n'est pas seulement très rare et spectaculaire, elle s’accompagne aussi d’une odeur putride - ce qui a valu à cette plante également le surnom de « fleur-cadavre ».


Plus sur la "géante puante" sur Culturesciences.fr : Le reveil du titan 







Amorphophallus titanum avec Romaric Perrocheau, directeur du jardin botanique de Nantes
© Gabriele Hess-Fernandez

mardi 24 juin 2014

ondes gravitationnelles ou effets de poussières ? media hype or serious science ?

Le 17 mars de cette année, les chercheurs sonnaient très convaincus et convaincants lors de leur conférence de presse. Certains journalistes titraient à la suite : "la plus grande découverte récente sur la naissance de l'univers" ...

Maintenant, la publication scientifique officielle vient de sortir dans le journal "Physical Review Letters, un journal scientifique de grand renommée et avec "peer review", c'est à dire avec comité de relecture.

Les chercheurs n'y écartent plus la possibilité que l'effet observé aurait pu être un artefact du aux poussières dans la voie lactée...

Un choc ? Non ! Les controverses sont courantes en sciences.

A mon avis, des controverses scientifiques sont même "saines" et font partie du processus scientifique. Ce que je ne trouve pas normal de la part des chercheurs, c'est d'annoncer leurs résultats aux médias et le grand public avant de les avoir publiés proprement !


Detection of B-Mode Polarization at Degree Angular Scales by BICEP2
Received 4 April 2014; revised manuscript received 13 June 2014; published 19 June 2014
PRL 112, 241101 (2014) PHYSICAL REVIEW LETTERS

The publication game is changing ... what is more important : media hype or scientific progress? are we changing the rules of the game?

Pourrait-on pas mieux conseiller et guider les scientifiques à communiquer dans un style en accord avec l'éthique scientifique et la déontologie journalistique ?

Storytelling - un médicament pour la communication des sciences ?


mercredi 4 juin 2014

The life of a Nature paper



Une vidéo courte et efficace qui résume les différentes étapes après la soumission d'articles scientifiques à Nature... bon visionnage et au plaisir d'en parler bientôt !

jeudi 22 mai 2014

Waouh ! des vidéos scientifiques et techniques à découvrir

Sur la playlist Youtube "Cultures Sciences Pays de la Loire", vous pouvez trouver désormais les deux premières vidéos de notre rubrique "Waouh !"

N'hésitez pas à vous abonner à cette chaîne. Ainsi vous serez averti dès qu'une nouvelle vidéo arrive. Bien sûr, toutes les vidéos sont gratuites et accessibles à tous !


samedi 19 avril 2014

Can you explain your research using only the ten hundred most used words in English?


http://hikingartist.com/2013/03/24/words-bridge-illustration/

Essayez ! c'est un peu frustrant au début, mais c'est un bon exercice pour apprendre à vulgariser! 

Voici un éditeur de texte : The Up-Goer Five text editor

Et si vous voulez comprendre pourquoi l'éditeur 10 cents mots les plus communs a commencé en premier lieu, allez voir ici 

Qu'en pensez-vous ? 

dimanche 6 avril 2014

StoryCode Ouest : experimenter transmédia et nouvelles formes d'écriture

Hier, j'ai participé pour la première fois à un atelier "StoryCode". Cela fonctionne comme un workshop pour expérimenter des projets transmédia. Retour en photos :
Mike Knowlton, fondateur de 
StoryCode New York ouvre la journée à Nantes au Stereolux

travail en groupe autour d'un projet d'auteur...
pitch et présentations finales.

Une belle expérience à recommander à tous les professionnels des médias, de la production audiovisuelle, graphisme, infographie, développeurs informatique, game design ... à refaire bientôt !

Un grand MERCI aux organisateurs Philippe Roux et Julien Kostreche du Ouestmedialab, Benjamin Hoguet de Storycode Paris et Mike Knowlton !

Pour finit voici une courte ITV de Mike Knowlton à NYdans la quelle il parle des défits pour les projets transmédia : JUMP NYC 2013: Mike Knowlton, CTO, Storycode

jeudi 3 avril 2014

Un thriller scientifique "real life" : l'étude japonaise sur les cellules souches fraudée et en partie validée ?

Cette histoire pourrait donner matière à un thriller.
1 avril 2014 : le comité d'enquête de RIKEN institut de recherche à Tokio annonce que sa jeune chercheuse Hauko Obokata a manipulé des données au moins à 2 endroits dans son étude scientifique, publiée fin janvier dans la prestigieuse revue "Nature".

Début de l'année, elle était fêtée dans les médias japonais comme une starlette de la recherche - suite à cette même publication, qui aujourd'hui est mise en cause. La jeune trentenaire y avait publié un protocole inédit et à bien des égards simplissime pour produire des cellules souches pluripotentes. Pour être précise : des cellules STAP (stiumulus-triggered acquisition of pluripotency, acquisition de pluripotence par stimuli).

Des cellules souches pluripotentes en soi, n'ont rien de nouveau. Déjà depuis 2006, les chercheurs savent les produire en utilisant des cellules adultes de pratiquement tous les tissus corporels pour les transformer en cellules souches induites pluripotentes. Ces cellules ressemblent aux cellules souches embryonnaires. Elles sont de véritables "génies universels" capables de se multiplier à l'infini et de se différencier en tous types de cellules d'un organisme humain. Prouesse scientifique recomposée par le prix Nobel de médecine en 2012.
 
Stress-treated lymphocytes expressed
pluripotency marker Oct4.
Right: STAP cells.
Credit: Haruko Obokata
Imaginez le potentiel énorme de ces cellules : facilement accessibles et en quantité illimité, elles pourraient permettre de régénérer des organes entier.

Hauko Obokata et ses co-auteurs affirmaient fin janvier 2014 avoir simplifié la façon d'obtenir ces cellules souches pluripotentes en les plongeant dans un bain légerment acide afin de les stresser suffisamment pour les transformer en cellules souches, ce qui suscite émerveillement et ... méfiance.

Travail scientifique révolutionnaire de nature à changer la face des biotechnologies ou irrégularités méthodologiques, erreurs de manipulation voire fraude délibérée?

L'annonce de la fraude il y a deux jours sera probablement la fin de la carrière de la jeune chercheuse. C'est elle, qui sera sacrifiée pour les fautes d'une étude, dans laquelle 7 autres chercheurs étaient impliqués comme co-auteurs.

Cela pourrait être la fin de cette histoire.

Mais ce n'est pas le cas. Car un autre chercheur indépendant, Kenneth Ka-Ho Lee de la Chinese University of Hong Kong, a annoncé également le 1 avril sur le portail Research Gate, qu'il aurait reproduit des parties signifiantes des résultats de la publication de Obokata. 

Poison d'avril original ? Ou est-il finalement possible de produire des cellules souches pluripotentes par stress ?


Passion, déception, célébrité, tricherie, la quête vers la vérité, une jeune starlette, des institutions, des questions d'éthiques et médicales qui nous touchent tous ... tout y est : la matière pour un bon thriller scientifique !

mercredi 2 avril 2014

Snow Fall du New York Times - Storytelling

Storytelling n'est pas une nouvelle invention. Ce qui est nouveau, ce sont les nouvelles formes du storytelling, que l'interactivité et la combinaison des médias nous permet d'inventer. Certaines sont simplement magnifiques !

Un chef d'oeuvre du journalisme multimédia est à mon avis "Snow Fall du New York Times".
capture d'écran Snow Fall - New York Times

Le journaliste sportif, John Branch, y raconte les épreuves éprouvantes et émouvantes d'un groupe de skieurs aguerris surpris par une avalanche en combinant des textes, des photos, des vidéos et des infographies animées, sans perdre le fil de la narration.

Le résultat : un objet journalistique non identifié - époustouflant !

Recompensé en 2014 par un Webby (best use of interactive video) et un Pulitzer (feature writing), Snow Fall ressemble dans certains aspects à un ebook. Ou serait-ce un avant-goût de l'avenir du journalisme presse en ligne ? Je suis curieuse ...

samedi 29 mars 2014

L'échelle du narrateur 5 - storytelling est gymnastique


Voici le dernier article de la série sur l'échelle du narrateur.

Storytelling est gymnastique ! Bougez sur l'échelle du narrateur ! Le narrateur doit rester en mouvement sur son échelle pour guider et surtout ne pas perdre son public. Explorez toute la longueur de l'échelle !

L'objectif est d'apprendre : "When to show, when to tell, and when to do both".

Bien sur, nous avons tous nos tendances et nos habitudes. J'ai tendance à écrire et parler en haut de cette échelle, alors je dois travailler afin de descendre sur le sol bien solide pour chercher mes exemples ! Quelle est votre tendance ? 

Pensez à votre présentation ou au texte que vous écrivez actuellement.
Comment pouvez vous l'améliorer en descendant vers le bas ou en grimpant vers le haut de l'échelle du narrateur ?

Dans l'un des prochains articles, j'aborderai un autre outil du storytelling : les îles de compréhension ...

L'échelle du narrateur 4 - show, don't tell it!


L'échelle de l'abstraction illustre un aspect essentiel du storytelling : Show, don't tell!

En effet, les journalistes anglais font une différence entre "showing" and "telling". 

Show, don't tell it!

Où est la différence ?

Je peux vous dire que mon chat est malade. Ou bien je peux vous le montrer en vous disant que j'ai passé une partie de ma matinée à ramasser des flaques de vomi un peu partout dans la maison. Vous voyez la différence ?

telling : passer l'information.
showing : évoquer l'action, l'odeur, les sons et les émotions.

Showing veut dire : mettre en scène, enregistrer et décrire des détails. La journaliste qui utilise le storytelling, doit penser en images et chercher la scène qui illustre ce qu'elle veut exprimer.

Retournons à notre échelle de l'abstraction. Cette échelle va vous aider à guider votre public. C'est à vous de l'accompagner à monter et descendre sur les différents barreaux, entre l'abstraction et le concret. C'est valable pour les reportages, les présentations tout autant que pour les interviews.

Quand votre invité se perd dans les amas de mots abstraits, demandez lui un exemple. "Step down" s'appelle cette technique. Si nous voulons savoir si notre invité en sais plus que le bel exemple, qu'il a bien préparé, nous appliquons un "step up". "Qu'est-ce que cela veut dire?" va l'amener du concret vers l'abstrait ...

C'est Roy Peter Clark, qui a rendu cet outil du storytelling très populaire parmi les Anglophones.

Comment descendre de l'échelle du narrateur ? 

S'il y a trop de théorie et trop de concepts dans vos présentations ou textes, rajoutez du contenu qui se trouve en bas de l'échelle. Voici quelques possibilités :
1.            “Par exemple…” Donnez un exemple concret pour illustrer vos théories et vos idées. "real-world tangible examples, please!"
2.            Utilisez un langage, qui implique les sens. Aidez votre public à voir, toucher, entendre, goûter et sentir.
3.            Soyez spécifique. Donnez des détails.
 Parlez des personnes.
4.            Racontez des histoires et anecdotes.
 Des histoires peuvent ajouter des émotions et du réalisme à n'importe quelle théorie. 
5.            Citez des données, des statistiques et des études de cas.
 Cela soutient vos théories.
6.            Faites une mis en scène grâce aux photos et objets.
 Rappelez vous S.I. Hayakawa - TOUS les mots sont sur un niveau d'abstraction plus haut sur l'échelle que l'objet il même. Utilisez "the real thing"!
7.            Call-to-action.
 Montrez à votre public comment il peut utiliser vos informations. Tissez des liens entre vos sujets et le quotidien de votre public.

Comment monter sur l'échelle du narrateur ?

Si vous présentations ou vos textes se perdent dans des détails, montez de temps en temps sur l'échelle. Voici quelques stratégies : 
1.            Répondez à la question : Pourquoi est-ce important ? Cherchez le sens plus profond caché dans les faits et les données.
2.            Expliquez le contexte, "the big picture.
 Aidez votre public à se situer, dans le temps, dans l'espace ...
3.            Révélez des liens, des structures. Aidez votre public à voir comment les idées sont liées - aussi bien entre elles qu'à leurs vies.
4.            Dessiner des diagrammes mentales.
 Aidez votre public à imaginez des processus, des objets, etc.
5.            Utilisez des cartes, des graphiques. Ne présentez pas simplement des données, montrez des tendances.
6.            Révélez une leçon. 
A utiliser avec modération ! 
7.            Tirez des conclusions.
 Appliquez de la logique pour généraliser. Faites le pas des cas particuliers vers le général. 
8.            Faites appel aux idées partagés. 
Construisez des liens entre votre message et les grandes convictions de votre public (liberté, intelligence, craintes ...) 
Effectif, mais à utiliser avec modération !
9.            Résumez. Aidez le public à tirez ses propres conclusions. 

L'échelle du narrateur 3 - storytelling et la vache Bessie


S.I. Hayakawa a expliqué cette notion avec une vache du nom de Bessie. 

Les enfants à la ferme pensent directement à leur vache Bessie, leur préférée, avec sa cloche autour du cou. Le fermier pense peut-être plutôt à ses vaches en général, son bétail, quand il les nourrit. Et s'il veut vendre sa ferme, avec Bessie et les autres vaches, il pense à son "patrimoine" et sa "richesse". Le chercheur pense à l'agronomie et le politicien à la politique agricole ...


En fonction du contexte, toutes ces différentes formes de penser "vache" sont correctes. Il ne s'agit pas de "vrai" ou "faux".

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela ? Comment cela peut vous être utile ?

Réponse dans le prochain article ...

L'échelle du narrateur 2 - l'échelle d'abstraction de Hayakawa

Le concept de cette échelle de l'abstraction a été créé par le linguiste américain S. I. Hayakawa (publié dans  son livre "Language in Thought and Action" en 1941. ) 

Imaginez une échelle, comme celle sur l'image. 

Le haut de l'échelle de l'abstraction est pour les idées et les concepts :
- la démocratie
- la liberté
- la dépression
- le savoir
- la richesse ...

Au milieu de l'échelle se situent des choses, qui ne sont ni tout à fait concrètes, ni tout à fait abstraites :
- les institutions de recherche
- la musique classique
- la thérapie génique
- les nouveaux matériaux ...

Le bas de l'échelle représente des choses concrètes :
- le mousse au chocolat dans mon frigo
- le classeur sur mon bureau
- votre nouveau portable
- le tendon d'Achille qui vous fait mal ...


En fait, cette échelle est un continuum avec une multitude de barreaux.

L'échelle du narrateur 1 - un outil pratique pour le storytelling

Du nouveau dans la boite à Outils de CommScie !

Quand je vous dis "mousse au chocolat", "montagne", "échelle" ou "chat", la plupart entre nous voient instamment dans nos têtes les images des objets, qui correspondent à ces mots concrets. 


Pour des mots abstraits tels "philosophie", "concept", "expression" ou "storytelling", c'est une autre histoire. En général, cette sorte de mots n'évoque pas spontanément des images. Ou bien les images et les idées liées ne sont pas les mêmes pour tout le mode. Le mot philosphie peut évoquer des idées aussi diverses que "Platon", "le Taoïsme", "Immanuel Kant", "Jean Paul Satre", "matière au lycée" ou la sculpture du "penseur de Rodin". 
Pour certains parmi nous, ces mots abstraits n'évoquent aucune image du tout. En Allemand on dit : "ces mots peuvent entrer par une oreille et ressortir pas l'autre", sans laisser des traces sur leur passage...


En sciences nous sommes souvent confrontés à des thèmes abstraits, qui sont en plus exprimés par des concepts. 

Comment faire pour trouver des mots qui évoquent des images afin d'éveiller et surtout garder l'intérêt du public ?

Un outil qui peut vous servir est : l'échelle de l'abstraction. En fait,  j'aime bien l'appeler l'échelle du narrateur. 


Vous allez découvrir pourquoi ...