Vous êtes jeunes, entre 16 et 24 ans ? Et vous souhaitez savoir plus sur certains métiers ? Regardez notre première vidéo de la série "Métier Passion" de Culture Sciences !
Assistant ingénieur n'est pas votre métier de rêve ? Vous voudriez plutôt voir des vidéos sur d'autres métiers ? Un peu de patience ! Bientôt la série va continuer avec une deuxième vidéo sur le métier de médecin enseignant-chercheur. A bientôt !
Suivez-nous pour être avertis dès qu'une nouvelle vidéo arrive !
Ce Blog sera un lieu d'échange pour tous ceux intéressés par la Communication des Sciences. La Science compliquée, inaccessible et ennuyante ... ? CommScie ne sera pas comme ça !
vendredi 23 mai 2014
jeudi 22 mai 2014
Waouh ! des vidéos scientifiques et techniques à découvrir
Sur la playlist Youtube "Cultures Sciences Pays de la Loire", vous pouvez trouver désormais les deux premières vidéos de notre rubrique "Waouh !"
N'hésitez pas à vous abonner à cette chaîne. Ainsi vous serez averti dès qu'une nouvelle vidéo arrive. Bien sûr, toutes les vidéos sont gratuites et accessibles à tous !
N'hésitez pas à vous abonner à cette chaîne. Ainsi vous serez averti dès qu'une nouvelle vidéo arrive. Bien sûr, toutes les vidéos sont gratuites et accessibles à tous !
mercredi 7 mai 2014
Ligne de Mire "Le sable, une ressource inépuisable ?"
Notre premier "mini-documentaire" pour Culture Sciences vient d'être mis en ligne. On peut le visionner sur Youtube.
N'hésitez pas à me faire un retour !
Il faut savoir que cette vidéo fera également partie d'une exposition du Musée du Sable. C'est le principe des vidéos "Ligne de Mire". Elles ont "une deuxième vie" en dehors de Internet, ce qui justifie leur longueur.
Nous avons produit aussi plusieurs vidéos courtes des autres rubriques : Métier Passion, Waouh! et des Actualités. Allez les voir !
"Chronoscience", tout en images d'animation, suivra très bientôt. Et toute une nouvelle série est en production ... à découvrir bientôt !
"Chronoscience", tout en images d'animation, suivra très bientôt. Et toute une nouvelle série est en production ... à découvrir bientôt !
vendredi 2 mai 2014
Drones jouent "2001 L'Odyssée de l'espace"
La coordination est parfaite : L'entreprise KMel Robotics a programmé des drones pour jouer de la musique sur des instruments, qui sont - presque - des instruments utilisés par les musiciens humains. Il fallait juste les adapter un peu. Un vieux piano, par exemple, sert aux robots pour faire sonner la grosse caisse. J'aime bien la "guitare électrique" : un drone pince la corde grâce à un mécanisme, tandis que qu'un autre contrôle par la hauteur de son vol, la longueur de la corde, c'est à dire la hauteur de la note.
Les drones jouent le début de "Also sprach Zarathoustra" (Ainsi parlait Zarathoustra), bien connu par Stanley Kubrick's film 2001 : L'Odyssée de l'espace.
Flying Robot Rockstars est une création originale pour le US Science and Engineering Festival à Washington de cette année. On aimerait bien voir de telles créations aussi en France pour la Fête de la Science. Elle aura lieu cette année du 26 septembre au 19 octobre.
KMel Robotics est d'ailleurs une spin-off des GRASP Labs de l'University of Pensylvania. Une valorisation de la recherche efficace !
Les drones jouent le début de "Also sprach Zarathoustra" (Ainsi parlait Zarathoustra), bien connu par Stanley Kubrick's film 2001 : L'Odyssée de l'espace.
Flying Robot Rockstars est une création originale pour le US Science and Engineering Festival à Washington de cette année. On aimerait bien voir de telles créations aussi en France pour la Fête de la Science. Elle aura lieu cette année du 26 septembre au 19 octobre.
KMel Robotics est d'ailleurs une spin-off des GRASP Labs de l'University of Pensylvania. Une valorisation de la recherche efficace !
lundi 21 avril 2014
samedi 19 avril 2014
Can you explain your research using only the ten hundred most used words in English?
![]() |
| http://hikingartist.com/2013/03/24/words-bridge-illustration/ |
Essayez ! c'est un peu frustrant au début, mais c'est un bon exercice pour apprendre à vulgariser!
Voici un éditeur de texte : The Up-Goer Five text editor
Et si vous voulez comprendre pourquoi l'éditeur 10 cents mots les plus communs a commencé en premier lieu, allez voir ici
Qu'en pensez-vous ?
samedi 12 avril 2014
Qui a le cerveau le plus grand ? Combien de neurones avons nous ? Une vidéo de PhD comics donne les chiffres
by PhD tv
Jorge Cham (PHD Comics et PHDtv) et Dwayne Godwin, un neurologue de l'Universtité de Wake Forest, travaillent depuis 2007 ensemble afin de produire des BD pour la Stanford Design School. Depuis 2009 ils travaillent pour le "Scientific American's Mind magazine", et ils ont produit plus de 20 infographies sur le cerveau.
Pourquoi le choix de la BD ? Réponse par Dwayne Godwin :
"We are trying to reach from inside the laboratory and share some of the amazing things that we are able to accomplish in neuroscience with a broader audience. We think this is important because as you know the economy is not in its best shape ever and we feel that science investment is important from a government perspective, and we feel that because we are using taxpayers' money, that the public has a right to know what we are doing. And I think this is just another way of sharing the wonders of the brain with the public and to show them that investment in brain research is a worthy endeavor."
Vous pouvez écouter une conférence scientifique en cliquant ici et ici vous avez accès à la BD originale "Your Brain by the Numbers".
dimanche 6 avril 2014
StoryCode Ouest : experimenter transmédia et nouvelles formes d'écriture
Hier, j'ai participé pour la première fois à un atelier "StoryCode". Cela fonctionne comme un workshop pour expérimenter des projets transmédia. Retour en photos :
Un grand MERCI aux organisateurs Philippe Roux et Julien Kostreche du Ouestmedialab, Benjamin Hoguet de Storycode Paris et Mike Knowlton !
Pour finit voici une courte ITV de Mike Knowlton à NYdans la quelle il parle des défits pour les projets transmédia : JUMP NYC 2013: Mike Knowlton, CTO, Storycode
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Mike Knowlton, fondateur de
StoryCode New York ouvre la journée à Nantes au Stereolux
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Un grand MERCI aux organisateurs Philippe Roux et Julien Kostreche du Ouestmedialab, Benjamin Hoguet de Storycode Paris et Mike Knowlton !
Pour finit voici une courte ITV de Mike Knowlton à NYdans la quelle il parle des défits pour les projets transmédia : JUMP NYC 2013: Mike Knowlton, CTO, Storycode
jeudi 3 avril 2014
Un thriller scientifique "real life" : l'étude japonaise sur les cellules souches fraudée et en partie validée ?
Cette histoire pourrait donner matière à un thriller.1 avril 2014 : le comité d'enquête de RIKEN institut de recherche à Tokio annonce que sa jeune chercheuse Hauko Obokata a manipulé des données au moins à 2 endroits dans son étude scientifique, publiée fin janvier dans la prestigieuse revue "Nature".
Début de l'année, elle était fêtée dans les médias japonais comme une starlette de la recherche - suite à cette même publication, qui aujourd'hui est mise en cause. La jeune trentenaire y avait publié un protocole inédit et à bien des égards simplissime pour produire des cellules souches pluripotentes. Pour être précise : des cellules STAP (stiumulus-triggered acquisition of pluripotency, acquisition de pluripotence par stimuli).
Des cellules souches pluripotentes en soi, n'ont rien de nouveau. Déjà depuis 2006, les chercheurs savent les produire en utilisant des cellules adultes de pratiquement tous les tissus corporels pour les transformer en cellules souches induites pluripotentes. Ces cellules ressemblent aux cellules souches embryonnaires. Elles sont de véritables "génies universels" capables de se multiplier à l'infini et de se différencier en tous types de cellules d'un organisme humain. Prouesse scientifique recomposée par le prix Nobel de médecine en 2012.
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| Stress-treated lymphocytes expressed pluripotency marker Oct4.Right: STAP cells. Credit: Haruko Obokata |
Hauko Obokata et ses co-auteurs affirmaient fin janvier 2014 avoir simplifié la façon d'obtenir ces cellules souches pluripotentes en les plongeant dans un bain légerment acide afin de les stresser suffisamment pour les transformer en cellules souches, ce qui suscite émerveillement et ... méfiance.
Travail scientifique révolutionnaire de nature à changer la face des biotechnologies ou irrégularités méthodologiques, erreurs de manipulation voire fraude délibérée?
L'annonce de la fraude il y a deux jours sera probablement la fin de la carrière de la jeune chercheuse. C'est elle, qui sera sacrifiée pour les fautes d'une étude, dans laquelle 7 autres chercheurs étaient impliqués comme co-auteurs.
Cela pourrait être la fin de cette histoire.
Mais ce n'est pas le cas. Car un autre chercheur indépendant, Kenneth Ka-Ho Lee de la Chinese University of Hong Kong, a annoncé également le 1 avril sur le portail Research Gate, qu'il aurait reproduit des parties signifiantes des résultats de la publication de Obokata.
Poison d'avril original ? Ou est-il finalement possible de produire des cellules souches pluripotentes par stress ?
Passion, déception, célébrité, tricherie, la quête vers la vérité, une jeune starlette, des institutions, des questions d'éthiques et médicales qui nous touchent tous ... tout y est : la matière pour un bon thriller scientifique !
mercredi 2 avril 2014
Snow Fall du New York Times - Storytelling
Storytelling n'est pas une nouvelle invention. Ce qui est nouveau, ce sont les nouvelles formes du storytelling, que l'interactivité et la combinaison des médias nous permet d'inventer. Certaines sont simplement magnifiques !
Un chef d'oeuvre du journalisme multimédia est à mon avis "Snow Fall du New York Times".
Le journaliste sportif, John Branch, y raconte les épreuves éprouvantes et émouvantes d'un groupe de skieurs aguerris surpris par une avalanche en combinant des textes, des photos, des vidéos et des infographies animées, sans perdre le fil de la narration.
Le résultat : un objet journalistique non identifié - époustouflant !
Recompensé en 2014 par un Webby (best use of interactive video) et un Pulitzer (feature writing), Snow Fall ressemble dans certains aspects à un ebook. Ou serait-ce un avant-goût de l'avenir du journalisme presse en ligne ? Je suis curieuse ...
Un chef d'oeuvre du journalisme multimédia est à mon avis "Snow Fall du New York Times".
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| capture d'écran Snow Fall - New York Times |
Le journaliste sportif, John Branch, y raconte les épreuves éprouvantes et émouvantes d'un groupe de skieurs aguerris surpris par une avalanche en combinant des textes, des photos, des vidéos et des infographies animées, sans perdre le fil de la narration.
Le résultat : un objet journalistique non identifié - époustouflant !
Recompensé en 2014 par un Webby (best use of interactive video) et un Pulitzer (feature writing), Snow Fall ressemble dans certains aspects à un ebook. Ou serait-ce un avant-goût de l'avenir du journalisme presse en ligne ? Je suis curieuse ...
dimanche 30 mars 2014
samedi 29 mars 2014
L'échelle du narrateur 5 - storytelling est gymnastique
Voici le dernier article de la série sur l'échelle du narrateur.
Storytelling est gymnastique ! Bougez sur l'échelle du narrateur ! Le narrateur doit rester en mouvement sur son échelle pour guider et surtout ne pas perdre son public. Explorez toute la longueur de l'échelle !
L'objectif est d'apprendre : "When to show, when to tell, and when to do both".
Storytelling est gymnastique ! Bougez sur l'échelle du narrateur ! Le narrateur doit rester en mouvement sur son échelle pour guider et surtout ne pas perdre son public. Explorez toute la longueur de l'échelle !
L'objectif est d'apprendre : "When to show, when to tell, and when to do both".
Bien sur, nous avons tous nos tendances et nos habitudes. J'ai tendance à écrire et parler en haut de cette échelle, alors je dois travailler afin de descendre sur le sol bien solide pour chercher mes exemples ! Quelle est votre tendance ?
Pensez à votre présentation ou au texte que vous écrivez actuellement.
Comment pouvez vous l'améliorer en descendant vers le bas ou en grimpant vers le haut de l'échelle du narrateur ?
Dans l'un des prochains articles, j'aborderai un autre outil du storytelling : les îles de compréhension ...
Dans l'un des prochains articles, j'aborderai un autre outil du storytelling : les îles de compréhension ...
L'échelle du narrateur 4 - show, don't tell it!
L'échelle de l'abstraction illustre un aspect essentiel du storytelling : Show, don't tell!
En effet, les journalistes anglais font une différence entre "showing" and "telling".
Show, don't tell it!
Où est la différence ?
Je peux vous dire que mon chat est malade. Ou bien je peux vous le montrer en vous disant que j'ai passé une partie de ma matinée à ramasser des flaques de vomi un peu partout dans la maison. Vous voyez la différence ?
telling : passer l'information.
showing : évoquer l'action, l'odeur, les sons et les émotions.
Showing veut dire : mettre en scène, enregistrer et décrire des détails. La journaliste qui utilise le storytelling, doit penser en images et chercher la scène qui illustre ce qu'elle veut exprimer.
Retournons à notre échelle de l'abstraction. Cette échelle va vous aider à guider votre public. C'est à vous de l'accompagner à monter et descendre sur les différents barreaux, entre l'abstraction et le concret. C'est valable pour les reportages, les présentations tout autant que pour les interviews.
Quand votre invité se perd dans les amas de mots abstraits, demandez lui un exemple. "Step down" s'appelle cette technique. Si nous voulons savoir si notre invité en sais plus que le bel exemple, qu'il a bien préparé, nous appliquons un "step up". "Qu'est-ce que cela veut dire?" va l'amener du concret vers l'abstrait ...
C'est Roy Peter Clark, qui a rendu cet outil du storytelling très populaire parmi les Anglophones.
Comment descendre de l'échelle du narrateur ?
S'il y a trop de théorie et trop de concepts dans vos présentations ou textes, rajoutez du contenu qui se trouve en bas de l'échelle. Voici quelques possibilités :
1. “Par exemple…” Donnez un exemple concret pour illustrer vos théories et vos idées. "real-world tangible examples, please!"
2. Utilisez un langage, qui implique les sens. Aidez votre public à voir, toucher, entendre, goûter et sentir.
3. Soyez spécifique. Donnez des détails.
Parlez des personnes.
4. Racontez des histoires et anecdotes.
Des histoires peuvent ajouter des émotions et du réalisme à n'importe quelle théorie.
5. Citez des données, des statistiques et des études de cas.
Cela soutient vos théories.
6. Faites une mis en scène grâce aux photos et objets.
Rappelez vous S.I. Hayakawa - TOUS les mots sont sur un niveau d'abstraction plus haut sur l'échelle que l'objet il même. Utilisez "the real thing"!
7. Call-to-action.
Montrez à votre public comment il peut utiliser vos informations. Tissez des liens entre vos sujets et le quotidien de votre public.
Comment monter sur l'échelle du narrateur ?
Si vous présentations ou vos textes se perdent dans des détails, montez de temps en temps sur l'échelle. Voici quelques stratégies :
1. Répondez à la question : Pourquoi est-ce important ? Cherchez le sens plus profond caché dans les faits et les données.
2. Expliquez le contexte, "the big picture.
Aidez votre public à se situer, dans le temps, dans l'espace ...
3. Révélez des liens, des structures. Aidez votre public à voir comment les idées sont liées - aussi bien entre elles qu'à leurs vies.
4. Dessiner des diagrammes mentales.
Aidez votre public à imaginez des processus, des objets, etc.
5. Utilisez des cartes, des graphiques. Ne présentez pas simplement des données, montrez des tendances.
6. Révélez une leçon.
A utiliser avec modération !
7. Tirez des conclusions.
Appliquez de la logique pour généraliser. Faites le pas des cas particuliers vers le général.
8. Faites appel aux idées partagés.
Construisez des liens entre votre message et les grandes convictions de votre public (liberté, intelligence, craintes ...)
Effectif, mais à utiliser avec modération !
9. Résumez. Aidez le public à tirez ses propres conclusions.
L'échelle du narrateur 3 - storytelling et la vache Bessie
S.I. Hayakawa a expliqué cette notion avec une vache du nom de Bessie.
Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela ? Comment cela peut vous être utile ?
Réponse dans le prochain article ...
L'échelle du narrateur 2 - l'échelle d'abstraction de Hayakawa
Le concept de cette échelle de l'abstraction a été créé par le linguiste américain S. I. Hayakawa (publié dans son livre "Language in Thought and Action" en 1941. )
En fait, cette échelle est un continuum avec une multitude de barreaux.
Imaginez une échelle, comme celle sur l'image.
Le haut de l'échelle de l'abstraction est pour les idées et les concepts :
- la démocratie
- la liberté
- la dépression
- le savoir
- la richesse ...
Au milieu de l'échelle se situent des choses, qui ne sont ni tout à fait concrètes, ni tout à fait abstraites :
- les institutions de recherche
- la musique classique
- la thérapie génique
- les nouveaux matériaux ...
Le bas de l'échelle représente des choses concrètes :
- le mousse au chocolat dans mon frigo
- le classeur sur mon bureau
- votre nouveau portable
- le tendon d'Achille qui vous fait mal ...
En fait, cette échelle est un continuum avec une multitude de barreaux.
L'échelle du narrateur 1 - un outil pratique pour le storytelling
Du nouveau dans la boite à Outils de CommScie !

Quand je vous dis "mousse au chocolat", "montagne", "échelle" ou "chat", la plupart entre nous voient instamment dans nos têtes les images des objets, qui correspondent à ces mots concrets.
Pour des mots abstraits tels "philosophie", "concept", "expression" ou "storytelling", c'est une autre histoire. En général, cette sorte de mots n'évoque pas spontanément des images. Ou bien les images et les idées liées ne sont pas les mêmes pour tout le mode. Le mot philosphie peut évoquer des idées aussi diverses que "Platon", "le Taoïsme", "Immanuel Kant", "Jean Paul Satre", "matière au lycée" ou la sculpture du "penseur de Rodin". Pour certains parmi nous, ces mots abstraits n'évoquent aucune image du tout. En Allemand on dit : "ces mots peuvent entrer par une oreille et ressortir pas l'autre", sans laisser des traces sur leur passage...
Un outil qui peut vous servir est : l'échelle de l'abstraction. En fait, j'aime bien l'appeler l'échelle du narrateur.
Vous allez découvrir pourquoi ...

Quand je vous dis "mousse au chocolat", "montagne", "échelle" ou "chat", la plupart entre nous voient instamment dans nos têtes les images des objets, qui correspondent à ces mots concrets.
Pour des mots abstraits tels "philosophie", "concept", "expression" ou "storytelling", c'est une autre histoire. En général, cette sorte de mots n'évoque pas spontanément des images. Ou bien les images et les idées liées ne sont pas les mêmes pour tout le mode. Le mot philosphie peut évoquer des idées aussi diverses que "Platon", "le Taoïsme", "Immanuel Kant", "Jean Paul Satre", "matière au lycée" ou la sculpture du "penseur de Rodin". Pour certains parmi nous, ces mots abstraits n'évoquent aucune image du tout. En Allemand on dit : "ces mots peuvent entrer par une oreille et ressortir pas l'autre", sans laisser des traces sur leur passage...
En sciences nous sommes souvent confrontés à des thèmes abstraits, qui sont en plus exprimés par des concepts.
Comment faire pour trouver des mots qui évoquent des images afin d'éveiller et surtout garder l'intérêt du public ?
Comment faire pour trouver des mots qui évoquent des images afin d'éveiller et surtout garder l'intérêt du public ?
Un outil qui peut vous servir est : l'échelle de l'abstraction. En fait, j'aime bien l'appeler l'échelle du narrateur.
Vous allez découvrir pourquoi ...
vendredi 28 mars 2014
Football as Storytelling
![]() |
Football as storytelling
Rendez-vous demain sur CommScie pour decouvrir
un outil du Storytelling
|
dimanche 23 mars 2014
Storytelling pour Journalistes
| The Boyhood of Raleigh by Sir John Everett Millais |
Personnellement, j'ai commencé à y réfléchir en 1995. A l'époque, jeune journaliste scientifique, j'ai eu la chance d'entrer comme "researcher" dans la rédaction de l'émission "Horizon" de la BBC à Londres. Le rédacteur en chef de l'émission était John Lynch et c'est grâce à lui que j'ai découvert le principe du "storytelling".
De quoi s'agit-il ?
Raconter des histoires. En lisant ces mot, vous pensez probablement aux contes de fées ou à quelqu'un qui invente des histoires. En Anglais, cela n'évoque pas les même associations.
Story et Storytelling sont des termes journalistiques. Ce n'est pas par hasard que le mot Anglais STORY veut dire en Français à la fois HISTOIRE, INTRIGUE et ARTICLE. Mais que veut dire ce mot Storytelling ? Pour moi, cela peut se résumer en quelques mots : attirer l'attention et garder cette attention.
Mais doucement. Où est le lien entre les histoires et la transmission d'informations ? Par l'expérience, les journalistes savent que la majorité de leur public veut du concret et que ce n'est qu'une minorité de leur public qui va suivre les explications abstraites. La majorité veut apprendre le nouveau en forme d'histoires.
Dans les cours "How to Write and Publish your Paper" et "Tell me your science", nous avons vu que même les publications scientifiques sont, en effet, des histoires. Elles ont un vrai début, un développent et une fin. Et toutes les publication scientifiques qui suivent la structure IMRaD -Introduction, Methods and Materials, Results and Discussion - racontent la même histoire :
Dans l'écriture journalistique, vous avez bien plus de liberté. Vous pouvez créer VOS histoires ! Il ne s'agit pas d'inventer des faits, mais de trouver une logique, un fil rouge que votre histoire va suivre.
Storytelling aide à structurer le chaos de l'information. Le but est d'attirer l'attention du lecteur, de l'utilisateur, de l'auditeur, du spectateur - de diriger leur attention vers l'histoire et de la garder jusqu'à la fin. Si plus tard, le public arrive à se souvenir du message, si certains reprennent l'histoire pour la raconter à leur tour, dans ce cas l'auteur a réussi de créer une bonne histoire.
C'est peut-être la lesson la plus importante que j'ai retenu de mon court passage à la BBC. Et John Lynch donnait un excellent exemple. Il est un narrateur maître. Il est spécialiste du "factual tv". Il n'invente rien, il raconte des faits. Il a réalisé des documentaires exceptionnels sur des sujets difficiles : entre autres, Fermat's Last Theorem (BAFTA; Prix Italia), Molecules with Sunglasses (sur le C60) et il a produit la BBC série "Walking with dinosaurs".
Je me rappelle encore, comme il y a presque vingt ans, il m'a surpris, oui, presque choqué en insistant qu'il faut absolument trouver "l'histoire" à raconter dans le documentaire pour lequel je faisais les recherches. You spend your time researching the science, but you need to find the STORY! Il m'expliquaient que le public ne regardait pas Horizon parce qu'ils voulaientt apprendre quelque chose sur les sciences, mais parce qu'ils savaient qu'en regardant un épisode de Horizon, ils vont entendre une bonne histoire. ça c'était l'important ! Le fait que ces histoires tournaient autour des sciences, c'était pour le public presque un hazard. Et John savait : si l'histoire était bien racontée et bien ficélée, le public ne se rendait même pas compte qu'il apprenait des faits scientifiques bien compliqués. C'est notre travail de journalistes scientifiques de nous plonger dans les donnés des publications scientifiques, de travailler pour les comprendre, les discuter avec les spécialistes sans jamais perdre de vue que notre objectif ultime est de les mettre en forme, c'est à dire faire passer les messages et les faits sous forme d'une histoire. C'est bien plus ludique et attrayante que le constat de faits et la présentation de donnés. Storytelling est l'infotainement, la combinaison entre "information" et "entertainment" - dans le bon sense du terme!
Comment faire ?
Storytelling est une technique de base. Cela fonctionne de la même façon pour un article de presse écrite, une interview à la radio, un documentaire ou pour une forme interactive sur Internet.
Ne vous laissez pas impressionner par les "spin doctors" ou les nouveaux spécialistes de la communication : Storytelling n'est pas une invention moderne. C'est une vieille technique journalistique pour capter et garder l'attention ! C'est même, tout simplement une vieille technique humaine ! Dans toutes les civilisations et dans toutes les périodes historiques, les êtres humains ont raconté des histoires pour faire passer leur messages ... et c'est très efficace.
Sur CommScie, je vais continuer la série de la boite à outils pour la communication des sciences. Vous allez y rencontrer des stratégies de Aristote à Hitchock.
Il y a déjà un deux articles sur l'accroche dans lesquels il faut continuer à développer la liste des exemples ! Participez avec vos commentaires ! Puis servez-vous pour préparer vos articles et présentations !
Rendez-vous dans quelques jours pour un article sur un outil pratique en lien direct avec le storytelling : L'échelle du narrateur.
samedi 22 mars 2014
Pourquoi de nombreux oiseaux migrateurs volent-ils en V ?
Le printemps est arrivé. Regardez vers le ciel, peut-être vous verrez des canards, des oies ou des grues migrateurs volant en formation V.
Dans cette Nature Video vous verrez un projet de recherche assez incroyable :
Steven Portugal du UK's Royal Veterinary College de Londres et ses collègues ont équipé 14 ibis chauves d'appareils GPS, de systèmes de mesure de la vitesse et de la direction.
Très répandu durant le Moyen Age, aujourd'hui ces ibis chauves sont considérés en danger critique. En Europe, ils ont disparu il y a environ 300 ans. Mais des programmes de réintroduction existent en Espagne et en Autriche.
Afin de mieux comprendre le vol des oiseaux migrateurs sans mettre en danger leur équipement couteux, les chercheurs britanniques ont travaillé avec les chercheurs autrichiens et leurs ibis chauves. Les chercheurs ont pu accompagner les oiseaux durant leur apprentisage de vol et finalement enregistrer des donnés pour chaque battement d’ailes pendant 43 minutes de vol en escadrille.
Le résultat ? Les oiseaux accordent leur positions et leurs battements d'ailes minutieusement à celui de leur prédécesseur afin de profiter au mieux des forces aérodynamiques, crées par l'oiseau juste devant eux dans le V.
Belle explication en images !
Allez voir aussi cette vidéo de la BBC.
Pour plus d'info, lisez la publication scientifique ou allez voir directement le projet de recherche CARDyAL.
Si la réintroduction des ibis vous intéresse, je vous recommande www.waldrapp.eu/waldrappteam/.
Steven Portugal du UK's Royal Veterinary College de Londres et ses collègues ont équipé 14 ibis chauves d'appareils GPS, de systèmes de mesure de la vitesse et de la direction.
Très répandu durant le Moyen Age, aujourd'hui ces ibis chauves sont considérés en danger critique. En Europe, ils ont disparu il y a environ 300 ans. Mais des programmes de réintroduction existent en Espagne et en Autriche.
Le résultat ? Les oiseaux accordent leur positions et leurs battements d'ailes minutieusement à celui de leur prédécesseur afin de profiter au mieux des forces aérodynamiques, crées par l'oiseau juste devant eux dans le V.
Belle explication en images !
Allez voir aussi cette vidéo de la BBC.
Pour plus d'info, lisez la publication scientifique ou allez voir directement le projet de recherche CARDyAL.
Publication
Portugal, S.J., Hubel, T.Y., Fritz, J., Heese, S., Trobe, D., Voelkl, B., Hailes, S., Wilson, A.M. & Usherwood, J.R. (2014). Upwash exploitation and downwash avoidance by flap phasing in ibis formation flight.
Nature 505, 399-402. doi:10.1038/nature12939
Nature 505, 399-402. doi:10.1038/nature12939
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